Economie du partage (suite) ou le nouvel avatar du capitalisme

Nous avons montré dans un article récent comment les G.A.F.A. ( Google, Apple, Facebook, Amazon ), ces « entreprises-monde », s’étaient accaparé des données de notre intimité et de notre existence, que nous laissons sur la toile, pour en faire commerce et en tirer de juteux profits ( lire : »G.A.F.A. l’ acronyme d’un quatuor qui accapare notre existence. »). Profits détournés au nez et à la barbe des Etats vers des paradis fiscaux , pour finir d’une manière ou d’une autre dans les poches des actionnaires de ces grands groupes. Sur l’écosystème créé par ces géants de nombreux acteurs ont rapidement prospéré en se posant en entremetteurs obligés d’une économie informelle jusqu’alors limitée à des échanges de services de bon voisinage.

Moyennant une dîme plus ou moins substantielle, ces nouveaux venus rendent visibles au monde entier le service que vous pouvez rendre ou vendre, les objets que vous pouvez partager moyennant finance, avec tous les précieux détails qui vont avec. Blablacar et Uber pop peuvent transformer notre véhicule particulier en moyen de transport public pas cher et convivial- ce qui a permis à un juge et 2 accusés du même procès de voyager anonymement dans la même voiture – (lien). Airbnb peut convertir notre appartement ou maison particulière en hôtel occasionnel à la disposition de tous ceux qui, connectés d’où que ce soit sur la planète, souhaitent voyager à petits prix pendant que nous pouvons dormir sur le canapé chez un ami.

Ainsi la marchandisation du monde poursuit inexorablement son oeuvre. Il y a deux siècles on a dépouillé de ses outils l’ouvrier-artisan jusqu’alors « enchassé » dans de multiples relations sociales pour en faire un prolétaire attaché à la machine et soumis à la seule logique des procédés de production pour fabriquer en nombre des objets à moindre coût, afin de garantir les profits de ceux à qui appartient le capital. Grâce à l’innovation scientifique et technique, devant les capacités de production sans cesse croissantes, pour transformer la marchandise surabondante en profit, il a fallu élargir le marché jusqu’à son extension au monde entier. Le développement du crédit et de l’endettement a conduit à la fois à l’accélération du cycle de réalisation de la valeur et à l’augmentation des inégalités par le prélèvement de l’intérêt par les banques. Ainsi au fil du temps, le développement du capitalisme s’identifie à une extension sans fin du marché aux dépens des ressources naturelles disponibles, et de la dégradation de l’air et des sols.

SOURCE ET SUITE   http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/economie-du-partage-suite-ou-le-165632

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