L’Allemagne vers le gouffre…

L’Allemagne est censé être le pays le plus puissant de l’Union Européenne, celui qui décide et impose son diktat aux autres pays dont à la France. Mais est-ce réellement de la puissance? Ou plutôt de la servilité qui lui garanti en retour un bon soutient dans la presse? Car l’Allemagne est avant-tout le valet des États-Unis, c’est également le pays européen qui héberge la banque la plus dangereuse et systémique de la planète, la Deutsche Bank a un niveau d’exposition aux produits dérivés d’un montant de 54 milliards de dollars, le PIB de l’Allemagne est de 3,64 pauvres milliards, cherchez l’erreur…

Comme pour l’économie étasunienne, l’économie allemande n’est qu’un vaste mensonge, et un jour, inévitablement, le mensonge leur « pètera à la gueule », et là, cela ne sera pas beau à voir…

En ce qui concerne l’article qui suit, cela nous explique que contrairement à ce qui est expliqué dans les médias, les sanctions contre la Russie ont un impact majeur sur l’Allemagne, le pire, c’est que Poutine est accusé d’être responsable, responsable de se défendre face à la politique américaine et celle de ses complices? Petit rappel au passage sur l’Ukraine et les véritables responsables de la guerre en cours… Que la vérité ne soit pas oubliée…

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Il n’y a pas beaucoup d’articles dans les médias sur les conséquences en Europe des sanctions économiques de l’Occident envers la Fédération de Russie. Nous avons encore moins d’informations venant directement de l’économie la plus puissante d’Europe : l’Allemagne. C’est en discutant avec un proche, qui, par son passé connaît bien l’Allemagne, et m’avait dit : «Même si l’Allemagne perd quelques dizaines de milliers d’emplois suite aux sanctions russes, elle est tellement puissante qu’elle n’en ressentira aucun effet négatif !», que l’idée m’est venu de montrer ce qui se passe vraiment en Allemagne, car les informations que j’ai pu consulter disent tout à fait autre chose que la presse occidentale.
Les sources d’informations de la personne qui m’avait dit cela sont les médias de masse, les journaux comme Der Spiegel, Der Stern, Times magazine etc…

La dégringolade des médias officiels en Allemagne
 Sur les pancartes : l’Occident, pas l’Orient! La vérité, pas la presse mensongère! L’Europe aux Européens!

Le dégoût des Allemands pour leur « Lügenpresse » (Presse mensongère) prend de telles proportions que les conséquences de leur alignement avec le pouvoir en place et la pensée et les consignes des maîtres aux États-Unis commence à se payer très très cher.

Le mot Lügenpresse n’est pas anodin en Allemagne, remontant à la Première, puis à la Seconde Guerre mondiale, repris par l’extrême-gauche dans les années 1960 puis maintenant surtout dans la bouche… des groupements de droite (Pegida, mouvements contre l’immigration etc.).

2015-08-07_15h18_41C’est devenu le mot le plus politiquement incorrect de l’année 2014. [1]

Preuve que le terme «Lügenpresse» a aussi été employé à l’époque (1968) par l’extrême gauche. Pancarte : Voici la presse mensongère : Bild, BZ,Morgenpost, Telegraf, Abend Tagesspiegel.Que l’on accuse la presse allemande de parler au nom de la gauche ou au nom de la droite, ce qui est sûr c’est qu’elle perd de façon catastrophique ses lecteurs : un dégoût général envers leur presse semble s’emparer des Allemands, et la cause première en est la campagne anti-russe suite aux événements en Ukraine, dont les Allemands ne sont pas dupes (particulièrement ceux de l’ex-DDR qui parlent le russe) et particulièrement celle menée contre Poutine, puis les sanctions envers la Russie qui touchent durement les travailleurs, mais dont le gouvernement ni (sa) presse évite soigneusement de parler de ses conséquences néfastes.

 «Déjà depuis des mois, l’audience des journaux allemands et des magazines est en constante2015-08-07_15h19_59 et forte baisse. Parallèlement la confiance dans la véracité de la presse baisse aussi constamment, finalement très visible dans les interrogations officielles concernant la crise d’Ukraine. Maintenant une nouvelle étude le démontre : la mort lente de la presse se constate partout, plus que jamais, de la presse de boulevard à la presse sérieuse.» [2]

«Le groupe d’analyse sur les médias (AGMA) présentait mercredi ses données les plus récentes qui sont relevées seulement une fois par an. Selon ces chiffres, non seulement le cercle de lecteurs des médias de boulevard se dissout comme peau de chagrin, mais les journaux de qualité sont aussi fortement affectés [dans le texte : «erleben ihr blaues Wunder» : «jemandem blauen Dunst vormachen» , c’est à dire faire semblant] [3]

Un bilan annuel comme on en voit rarement :
– Bild moins 8,6 pour cent
– Suddeutsche Zeitung moins 12,4 pour cent
– Frankfurter Allgemeine Zeitung moins 10,5 pour cent
– Die Welt moins 4,3 pour cent
– Handelsblatt moins 12,5 pour cent
– Taz moins 16,7 pour cent.»

Ce développement s’observe depuis plusieurs années déjà. L’an passé plusieurs chiffres de vente sont tombés au niveau des années 1960. La raison pour cela est indiquée par l’auteur de best-seller Udo Ulfkotte Gekaufte Journalisten [Les journalistes achetés] [4] avant que tout un consensus des opinions se forme, et celui-ci laisse supposer que «quelque chose ne va pas, n’est pas normal».

Le chercheur de presse Prof. Andreas Vogel, dans une analyse commandée par l’institution de Friedrich Ebert dans son étude La chute de la presse quotidienne : Une analyse des causes, est parvenu à un résultat surprenant : la concurrence par des médias en ligne est seulement une raison secondaire pour le déclin des éditions des journaux imprimés.

Quels sont les véritables perspectives économiques pour l’Allemagne, selon les médias alternatifs Allemands ?

Petit tour d’horizon.

Les sanctions économiques ont commencé il y a un an, suite aux «multiples invasions de l’Ukraine par l’armée russe» et au crash de l’avion Malaisien MH17 «dû aux séparatistes pro-russes, aidés directement par Poutine»…
(dixit la presse occidentale)

Vu de la Russie, surtout suite au refus de la France de livrer les deux bateaux porte-hélicoptères classe Mistral, la Russie aperçoit ses «partenaires» des pays membres de l’Otan comme «manquant de fiabilité», puis Poutine remarque que «les partenaires des Russes, les pays membres de l’Otan avaient perdu une partie de leur souveraineté… Leur fiabilité est mise en question. Nous allons nous en souvenir vis à vis des futurs coopérations militaires ou techniques». [5]

Et les Russes s’en souviennent vraiment !

Les Allemands commencent à comprendre que le temps travaille pour la Russie : le rouble faible puis les sanctions économiques de l’UE aident l’industrie russe !

L’institut de l’économie allemande (IW – Analyse des Instituts der Deutschen Wirtschaft Köln-aus iwd 25/2015) a mis à jour un paradoxe : la synergie des effets de la dégradation du rouble, des bas prix du pétrole et des sanctions de l’UE est particulièrement avantageuse pour la Russie. La balance commerciale russe reste équilibrée, l’économie locale est relancée. Le président de la Russie peut supporter cette situation pendant un long moment… L’importation des marchandises depuis l’étranger à subi une diminution massive. «Les Russes achètent alors de plus en plus de produits locaux, le made in UE est tout simplement trop cher pour les consommateurs et investisseurs.» [6]

 2015-08-07_15h20_32Légende : Prix du pétrole bas : le commerce extérieur russe peut vivre avec. Le graphique indique le seuil de rentabilité du prix d’un baril en $US. Prix actuel du baril pour la qualité Brent: $65

Conséquences pour l’Allemagne des sanctions envers la Russie : 500 000 emplois perdus ! 

On vient de découvrir, grâce à l’expertise de l’Institut autrichien pour la recherche économique (Wifo) effectuée pour le groupe de presse LENA, un bilan destructeur des sanctions de l’UE contre la Russie : une perte en Europe de 2 millions d’emplois due aux sanctions Russes ![7]

«Les ambassadeurs de l’UE se sont mis d’accord mercredi (17 juin) pour prolonger les sanctions contre la Russie de six mois jusqu’à la fin janvier 2016. Une décision formelle des ministres des Affaires étrangères doit suivre la semaine prochaine. A Bruxelles, aucune prise de position n’est à attendre officiellement sur les conséquences des sanctions pour l’Europe. Dans les coulisses on apprend que la commission de l’UE estime les effets des sanctions comme relativement petits et pouvant être maîtrisés. Les pertes d’exportation que nous avions acceptées dans le pire des cas en automne de l’année dernière sont devenues, entretemps, la réalité. Si la situation ne change pas fondamentalement, notre scénario particulièrement pessimiste se réalisera.»

Le journal Die Welt (Allemagne) informe que l’Allemagne est la plus concernée par les sanctions.

«En conséquence de la politique de l’UE et sous la chancelière Angela Merkel et sa grande coalition, 175 000 emplois sont en danger en Allemagne directement, si les sanctions continuent 290 000 emplois additionnels sont en danger. Tout compte fait nous pouvons estimer qu’à cause des sanctions contre la Russie 500 000 emplois sont perdus.

Tous les secteurs sont concernés par les conséquences. L’agriculture, le commerce de détail, l’industrie du bâtiment, le commerce de gros, l’industrie agro-alimentaire, la construction mécanique et la construction de matériel de transport doivent s’adapter de la même manière à des pertes.

Article en intégralité sur Le Saker francophone vial’échelle de Jaco
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 source relayée par  les moutons enragés
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