Areva va supprimer 2.700 postes en France d’ici à 2017

Le géant français du nucléaire, qui a enregistré une perte nette de l’ordre de 4,9 milliards d’euros en 2014, met en oeuvre son plan de restructuration.

Conformément à son objectif de 3.000 à 4.000 suppressions de postes en France, le groupe nucléaire Areva a annoncé, mardi 20 octobre, qu’il va supprimer 2.700 postes en France d’ici à 2017.

Un porte-parole du groupe a assuré qu’ Areva avait déjà enregistré 800 départs depuis le début de l’année, hors plan de suppression d’emploi (PSE). Le groupe qui emploie 44.000 salariés, dont les deux tiers en France, s’est engagé à ne procéder à aucun départ contraint.

Deux délégués syndicaux interrogés par l’AFP, destinataires des documents remis officiellement mardi au Comité central d’entreprise (CCE), évoquaient pour leur part un total de 2.550 suppressions de postes d’ici deux ans. Ce nombre « ne tient pas compte des postes déjà vacants et des créations à venir », a précisé à l’AFP Philippe Launay (FO).

Des suppressions qui « restent à décortiquer »

Ces prévisions de suppressions, site par site, « restent à décortiquer » car les documents représentent plus de 800 pages, précise Philippe Launay. Elles feront l’objet de premières discussions lors d’un Comité central d’entreprise (CCE) prévu le 3 et 4 novembre.

Selon la CGT et FO, environ 865 suppressions de postes sont envisagées dans l’entité Areva NP, qui regroupe l’activité réacteurs, dont EDF va prendre le contrôle, et 825 chez Areva NC. Le reste des suppressions concerne les autres entités: ABS (550 postes), SET (96), Eurodif (132) et Areva Mines (84).

Dégradation de l’activité, et restructuration forcée

Après une perte record de 4,9 milliards d’euros en 2014, Areva avait annoncé en avril ce plan de restructuration, qui prévoit d’ici à 2017 quelque 6.000 suppressions d’emplois dans le monde, dont 3.000 à 4.000 en France.

L’objectif est de construire deux projets d’entreprise, assure le groupe: celui du « Nouvel Areva », « recentré sur le cycle des matières nucléaires », et celui d’Areva NP, « chaudiériste nucléaire, fournisseur d’équipements, de services et de combustible, dont EDF a vocation, une fois l’opération validée, à devenir l’actionnaire majoritaire ».

Source : latribune