Une association fait naître des dizaines de fermes écologiques partout en France

Le bio c’est bien, le local c’est mieux. Parce que vous savez quoi ? On peut toujours faire mieux. Cela a commencé dans les années 1990, lorsque l’on a pris conscience que les haricots verts fluo et que le fromage en spray ce n’était pas si cool que cela. L’envie de manger mieux et de respecter notre planète nourricière s’est fait ressentir encore plus lorsque l’on a réalisé que ce n’était pas quelque chose d’acquis. Depuis, les chiffres de l’agriculture biologique explosent et les consciences s’éduquent.

La terre et ses sols se fatiguent, l’eau commence à manquer, les famines dans le tiers monde se multiplient et la population augmente. Comment faire si nous ne voulons pas arriver à un stade où les plus pauvres n’auront plus que de la poudre en sachet pour se nourrir ?

Regardez sous vos pieds ! Notre planète est pleine de ressources et de richesses et si le choix agronomique que nous avons fait jusqu’ici est non durable, nous avons une autre alternative : l’agro-écologie. L’agro-écologie est le fer de lance de l’association Fermes D’Avenir ; c’est surtout un combiné de nouvelles technologies et de techniques agricoles ancestrales qui permet de régénérer les sols tout en les exploitant.

Maxime de Rostolan, indigné productif

Maxime de Rostolan, le fondateur de l’association a un jour lu un billet de Samuel Gontier sur le site Télérama en août 2015. Ce billet virulent appelé « FNSEA, une monoculture intensive dans les JT » dénonce le comportement de la Fédération Nationale des Syndicats d’Exploitants Agricoles qui dépeint une image révolutionnaire et indignée de ces bonnets rouges bruleurs de pneus : les agriculteurs. Indigné à son tour, il a décidé de changer les choses à sa manière et à son niveau.

Son niveau et sa manière ont pris de plus en plus d’ampleur. La même année, il lance un premier concours Fermes d’Avenir. Le but étant d’offrir des fonds à 13 fermes déjà installées – soit une par région – à hauteur de 12 000 euros afin de réaliser un projet d’avenir. 200 candidatures et 7 000 pages plus tard, Maxime de Rostolan et son équipe sont remontés à bloc par le potentiel des agriculteurs. C’est ainsi qu’il décide de développer son deuxième concours Les Fermes d’Avenir 2016 intitulé « Je deviens paysan », afin de soutenir l’installation de nouveaux producteurs et de paysans. Il ajoutera que « Quand on sait que 40 % des agriculteurs vont partir à la retraite d’ici 2020, il est nécessaire d’accompagner les nouvelles installations ».

Le processus est simple et ingénieux :

10 projets sont retenus -> ces projets vont bénéficier d’un prêt citoyen à taux zéro pendant 5 ans (5 000€, 15 000€, 25 000€ ou 50 000€ -> les citoyens prêteurs touchent 2% d’intérêt qui sont pris en charge par les partenaires du concours -> le prêt est remboursable à partir de la date anniversaire avec une annuité par trimestre pendant 5 ans.

Les nouveaux paysans peuvent développer leurs projets sans surendettement, les citoyens prêteurs gagnent de l’argent tout en finançant l’évolution positive de notre agronomie et les partenaires participent à un projet citoyen bénéfique pour leur image qui au final ne leur coûte que très peu d’argent. Ce genre de projet nous prouve qu’en y réfléchissant un instant, on peut mettre en place des cercles vertueux de manière simple et équitable.

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10 heureux lauréats, dont 3 déjà entièrement financés par le prêt citoyen !

Pierre Rabhi, père de l’agro-écologie et figure sage de l’évolution positive de notre société explique que, loin des conférences internationales et congrès sur le climat, il est temps de prendre en main notre avenir en tant que citoyens. C’est ce qu’ont fait les dix porteurs de projet et lauréats de ce concours Fermes d’Avenir 2016.

Élevage de chèvres rares et culture d’un fruit original pour entretenir la biodiversité, production de fruits et de légumes sur sol vivant, mise en place de terrains en agroforesterie, production de cornichons locaux et bio, lancement d’une gamme de cosmétique à base de plantes médicinales… Les projets sont divers et pleins de potentiel. Passionnés par la nature et animés par l’envie de prendre soin de notre planète tout en produisant des aliments sains, ces lauréats n’attendent plus que vos prêts.

Par exemple, vous pourriez aider Elise & Guilhem qui veulent agir concrètement pour la transition écologique en remettant en état deux anciens sites paysans dans les Cévennes afin d’y faire cohabiter de manière harmonieuse des jardins fruitiers, des troupeaux de brebis, un maraîcher et de nombreux arbres.

Ou encore, vous pourriez découvrir et participer au projet de Julien qui s’est retroussé les manches afin de transformer les terres agricoles de sa famille en exploitation biologique afin d’y cultiver « Le p’tit vert du Nord », le prochain produit superstar qui ornera vos futures tartines de pâté. Il y cultivera également des fruits et d’autres légumes.

Vous pourriez aussi donner un coup de pouce à David qui a quitté son employeur et sa grise vie afin de faire renaître une ferme du XVème siècle en y installant une production maraîchère sur sol vivant afin de tendre vers la permaculture et l’agroforesterie.

Chacun son poulain, je vous laisse choisir le vôtre sur Bluebees afin de devenir un acteur du grand changement. Objectif ? 205 000 € en 60 jours. Ce sont déjà 3 projets qui ont été entièrement financés, plus que 7 ! À vous de jouer.

Fermes d’Avenir, une association en cours d’éclosion

L’association n’en est qu’à ses débuts. Certes cela commence fort, en naviguant sur le site, on se retrouve en fait dans le guide de Géotrouvetou  pour devenir un parfait paysan ou encore agir à son échelle ; on est également témoins des nombreux projets à venir tels que le Fermes d’Avenir Tour ou encore le Concours Arbres d’Avenir. Autant de projets qui seront aussi fructueux que les premiers.

Et nous alors ?

Nous, citoyens, qui nous nous disons trop souvent que le monde va mal, que les politiques ont les poings liés, que la terre nourricière ne le sera plus pour longtemps. Nous, qui sommes inquiets, qui sommes contre les conflits et la haine mais qui ne savons pas comment la contrôler. Nous, qui à part de ne plus manger de Nutella, ne savons pas comment sauver notre planète. Inspirons-nous de tels projets, puisons la force des initiatives comme celle de Maxime de Rostolan et de tous ces porteurs de projet déterminés et plein d’espoir. Nous avons la capacité de participer à une évolution positive de la société, nous avons le choix de consommer différemment, nous avons la force de nous organiser afin de lancer des mouvements et des démarches positives. Nous ne sommes pas impuissants comme nous pensons l’être, nous représentons un potentiel gigantesque et c’est à nous de l’exploiter selon nos moyens, nos compétences et nos capacités d’apprentissage.

 

 

source:http://lareleveetlapeste.fr/association-naitre-dizaines-de-fermes-ecologiques-partout-france/

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