Comment la «guerre de Clinton» a déstabilisé l’Europe : l’interview exclusive d’Assange au complet…

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Julian Assange à l’ambassade d’Équateur de Londres le 18 août 2014.

RT vous présente la vidéo complète de l’interview du fondateur de WikiLeaks Julian Assange, interrogé en exclusivité par John Pilger, en plus de nouveaux extraits forts sur la guerre en Libye, le terrorisme, ou encore la crise des migrants.

Alors que de nombreux emails d’Hillary Clinton révélés par WikiLeaks concernent la guerre en Libye, Julian Assange ne mâche pas ses mots face à la candidate démocrate : «La Libye était avant tout la guerre d’Hillary Clinton. Initialement, Barack Obama s’y était opposé. Qui s’opposait à lui quand il promouvait son point de vue ? Hillary Clinton. On en trouve la preuve dans ses emails.»

La «bouteille de l’Afrique», ouverte par Hillary Clinton ?

Qualifiant le pays, jadis dirigé par Mouammar Kadhafi, de «bouchon de la bouteille de l’Afrique», Julian Assange affirme que la guerre de 2011 a été le point de départ de nombreux problèmes sur le plan international : afflux d’armes en circulation dans les pays africains, implantation de Daesh en Libye, ou encore crise migratoire frappant l’Europe.

«En 2011, Kadhafi l’a clairement dit», poursuit Julian Assange : «A quoi pensent les Européens ? Ils bombardent et détruisent la Libye, ce qui va provoquer un afflux de migrants africains et de djihadistes en Europe. C’est exactement ce qu’il s’est passé.»

Selon le lanceur d’alerte, la candidate démocrate à la Maison-Blanche, «figure centrale dans la destruction de l’Etat libyen», aurait un rôle crucial à jouer dans ces problèmes, en ayant fait passer ces considérations au second plan dans une visée électoraliste : «Elle a perçu l’élimination de Kadhafi et le renversement de l’Etat libyen comme quelque chose qu’elle utiliserait pour briguer la présidence.»

Traqué par Washington

Réfugié dans l’ambassade d’Equateur à Londres depuis 2012 et risquant à tout moment l’extradition s’il en sort, Julian Assange revient également sur son histoire et le traitement qui en est fait dans les médias traditionnels.

«Selon les conclusions de l’ONU, je suis retenu de façon arbitraire et illégale, privé de ma liberté», affirme-t-il, trouvant «absolument incroyable» que sa situation ne soit «pas couvert[e] par la presse».

Disant faire «l’objet d’une persécution de la part des Etats-Unis», avec de lourdes poursuites judiciaires engagées contre lui pour ses révélations, Julian Assange rappelle : «Oui, l’Occident a des prisonniers politiques. C’est une réalité. Ce n’est pas seulement moi. Il y en a aussi d’autres. L’Occident a des prisonniers politiques.»

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