Jouets connectés: Des «espions» en herbe, selon les associations de défense des consommateurs…

Dans leur viseur notamment : les jouets «Mon amie Cayla» et «i-Que», qui requièrent l’utilisation d’une application sur téléphone ou tablette pour fonctionner…

Alors qu'ils s'apprêtent à se faire une place de choix sous le sapin, certains jouets connectés sont dans le collimateur d'associations de défense de consommateurs et de protection de l'enfance. - Capture d'écran / YouTube

ls pourraient constituer de véritables « espions » en herbe. Alors qu’ils s’apprêtent à se faire une place de choix sous le sapin, certains jouets connectés sont dans le collimateur d’associations de défense de consommateurs et de protection de l’enfance.

Au moins 18 d’entre elles, dans 15 pays européens et aux États-Unis, vont porter le dossier devant les autorités concernées. En France, l’UFC Que-Choisir a annoncé saisir la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) et la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF).

Particulièrement vulnérables

Leur inquiétude concerne principalement les jouets « Mon amie Cayla » et « i-Que », qui requièrent l’utilisation d’une application sur téléphone ou tablette pour fonctionner, explique l’Association européenne de défense des consommateurs (BEUC) dans un communiqué publié ce mardi à Bruxelles. En effet, les enfants ont la possibilité de poser des questions simples aux poupées qui leur répondent. Toutes les conversations sont téléchargées, de façon cryptée, sur un serveur tiers.

Mais selon une étude de l’organisme indépendant de protection des consommateurs norvégien (Forbrukkerradet), sur laquelle se basent les plaintes des différentes associations, le fonctionnement de « Cayla » et « i-Que » comme de simples écouteurs Bluetooth les rend particulièrement vulnérables.

 Facile pour n’importe qui de se connecter

Ainsi, « il est très facile pour n’importe qui de se connecter à la poupée. Donc, si vous êtes à proximité de la poupée et qu’elle est allumée, il est facile pour un inconnu par exemple de se connecter et de parler au travers de la poupée et d’écouter ce que les gens disent au travers de cette connexion », a expliqué Finn Myrstad, responsable de la section Services numériques au Conseil norvégien des consommateurs.

Une légère modification pourrait cependant suffire, selon le rapport norvégien : exiger un accès « physique » pour la connexion, comme presser un bouton pour valider le jumelage entre appareils et garantir que seul le propriétaire puisse s’y connecter.
Autre point noir : le transfert des paroles de l’enfant

Autre point noir noté : toute parole prononcée par l’enfant joueur est transférée vers la compagnie Nuance Communications, spécialisée dans la technologie de reconnaissance vocale.

Or, dans leur projet de plainte contre Genesis Toys et Nuance Communications devant la Commission fédérale du Commerce (FTC), quatre associations américaines soulignent que Nuance – qui affirme utiliser les données recueillies pour améliorer ses produits – vend sa technologie à des agences militaires, de renseignement et de police.

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A la suite de cette annonce, plusieurs magasins avaient annoncé ce mardi le retrait de la vente des deux jouets connectés visés en Belgique et aux Pays-Bas, selon le BEUC.

Source 20Minutes

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