Les défenseurs amérindiens et les militant-e-s des Amis de la Terre et d’ANV-COP21 veulent jouer les troubles-fêtes lors des assemblées générales des grandes banques françaises….

antilogoCOP21.pngDeux ONG les amis de la terre et ANV-COP21 (action non violente) demandent aux banques françaises de ne pas financer de nouveaux pipelines aux Etats-Unis (comme le Dakota Accesse Pipeline) ni de projets de terminaux d’exportations de gaz naturel liquéfié issu en grande partie de l’extraction de gaz de schiste comme le projet Texas LNG dans la vallée du Rio Grande

Les Sioux de la réserve de Standing Rock dans le Dakota du Sud sont particulièrement mobilisés depuis des mois contre l’un de ces projets.

La BNP Paribas, le Crédit agricole, laSociété générale et Natixis participent à ces financements.

Lundi matin 6 défenseurs amérindiens et 35 militant-e-s des Amis de la Terre et d’ANV-COP21 ont construit un faux – pipeline devant l’agence Société Générale 11 boulevard Malesherbes à Paris.

Avant la Société Générale, une agence parisienne de la BNP avait également été la cible de ce type d’action en mars dernier. Les ONG multiplient les actions contre les énergies fossiles (cf dans le Louvre ). D’après elles, 80 % des réserves connues de gaz, charbon et pétrole doivent rester dans le sol si l’on veut espérer limiter à 2°C le réchauffement climatique comme le prévoit l’Accord de Paris.

L’association des Amis de la Terre, organisatrice de cette manifestation appelle les banques françaises « à ne pas être complices de la politique anti-climat de l’administration Trump et à renoncer à ces projets dans le respect des droits des peuples autochtones ».

Juan Mancias, le chef de la tribu Esto’k Gna originaire du Texas, explique sur le site des Amis de la Terre : “Quand j’ai découvert que BNP Paribas et Société Générale étaient impliquées dans ces projets de terminaux, j’ai décidé de venir les rencontrer, ici en France, pays des droits de l’Homme. Maintenant, elles ne peuvent plus ignorer l’oppression que subissent mon peuple et mes frères et soeurs. Je serai demain à leur Assemblée générale pour leur demander de renoncer à ces projets et de s’engager à ne plus jamais ignorer nos droits”

Lors des assemblées générales des banques françaises, les opposants comptent demander à leurs dirigeants de s’engager à ne pas financer les projets d’oléoducs de sables bitumineux et de terminaux de gaz naturel liquéfié prévus en Amérique du Nord.

Source France-Inter

Panama Papers : les fondateurs de Mossack Fonseca relâchés

  source latribune.fr  

Les fondateurs du cabinet d'avocats Mossack Fonseca, au cœur du scandale des Panama Papers, ont été libérés sous caution après deux mois de détention dans le cadre d'une enquête pour blanchiment d'argent au Brésil.
Les fondateurs du cabinet d’avocats Mossack Fonseca, au cœur du scandale des Panama Papers, ont été libérés sous caution après deux mois de détention dans le cadre d’une enquête pour blanchiment d’argent au Brésil. (Crédits : Reinhard Krause / Reuters)
Arrêtés en février pour blanchiment d’argent, Jurgen Mossack et Ramon Fonseca ont été libérés sous caution. Ils sont en fait poursuivis dans une affaire de corruption au Brésil impliquant Petrobras. Un an après l’éclatement du scandale des Panama Papers, le pays n’a mis personne en examen dans cette affaire de fraude fiscale à l’échelle mondiale.

Leurs noms sont devenus synonymes de fraude fiscale dans le monde entier. Jürgen Mossack, un avocat panaméen d’origine allemande, âgé de 69 ans, et Ramon Fonseca, avocat, homme politique et écrivain panaméen de 64 ans, les fondateurs du cabinet d’avocats Mossack Fonseca, au cœur du scandale des Panama Papers, ont été libérés sous caution vendredi. Arrêtés en février pour blanchiment d’argent, les deux hommes se sont acquittés de 500.000 dollars chacun pour être libérés, selon l’agence Reuters.

Jürgen Mossack et Ramon Fonseca sont en fait poursuivis dans le cadre d’une affaire de corruption au Brésil, le scandale « Lava Jato » (Lavage express) qui a mis au jour des pratiques massives de corruption, de surfacturation et de rétrocommissions autour du groupe pétrolier brésilien Petrobras.

Le tribunal panaméen a estimé que les deux hommes coopèrent à l’enquête et ne risquent pas de s’enfuir. Un autre avocat du cabinet, Edison Teano, est lui resté en prison.

En avril 2016, des millions de documents volés au cabinet Mossack Fonseca, spécialisé dans les montages financiers, et transmis aux médias ont révélé l’usage à grande échelle de sociétés off-shore par de riches clients cherchant à échapper à l’impôt.

A ce jour, le Panama n’a mis personne en examen dans cette affaire.

(avec Reuters)

« Orwell avait raison »

1360447685_1984_Ingsoc-490x280.jpgAu détour d’une rue, un graffiti apposé sur un mur en décrépitude attire mon regard, qu’a donc voulu exprimer cet artiste urbain ? Une telle affirmation est-elle soutenue par l’actuel état de notre société ?
 
George Orwell était-il le visionnaire éclairé que beaucoup d’entre nous se plaisent à penser aujourd’hui ? Ne disait-il pas qu’en des temps de tromperie universelle, dire la vérité est un acte révolutionnaire, citation bien connue mais mesurons-nous vraiment la profondeur d’une telle déclaration ? Le monde libre aurait-il évolué au point tel que nous serions aveugle à sa lente agonie ?
 
« La guerre c’est la paix »
 
L’Irak, la Syrie, la Libye, l’Afghanistan, la Bosnie, le Kosovo et, à l’heure même où mes pensées s’égarent sur ces quelques feuilles, le Mali, verrons-nous en cette suite de pays les dernières victimes de cette affirmation orwellienne ? La guerre serait la paix car la paix viendrait de la guerre, un paradoxe certain découle de cet état de fait pourtant, et il me semble que tout individu, un tant soit peu capable d’analyse et de réflexion, s’apercevrait immédiatement de la schizophrénie délirante d’un tel paradigme.
 
Et pourtant, à chaque fois, la population répond fiévreusement à l’appel de ses gouvernants quand ils nous annoncent un nouveau conflit dans quelque pays lointain et, qui plus est, forcément arriéré par rapport à nos standards occidentaux. Douce ironie ne pensez-vous pas ? Tout ceci bien sûr afin d’apporter le monde civilisé à ces soi-disant barbares si prompts à nous détruire et nous égorger pour quelques bénéfices spirituels mystérieux aux pauvres laïques que nous sommes, à en croire « Big Brother ».
 
La double-pensée est donc bien une réalité. Aujourd’hui l’Estasie demain l’Océanie ! Nos ennemis deviennent nos alliés et nos alliés deviennent nos ennemis ! De quoi rendre fou toute personne répondant aux sons des sirènes de nos chers « Droits de l’Homme »…
 
« La liberté c’est l’esclavage »
 
Afin de transformer en masse productive une population entière prise entre-deux feux au milieu de telles contradictions, la méthode consiste à endormir sa capacité de réflexion, d’analyse et de tout autre forme de logique. Sous ces conditions le travail inutile et répétitif prend tout son sens, le calvaire des embouteillages devient le rituel obligé chaque matin afin de bien nous inculquer la soumission.
 
Devrions-nous envier ces prolétaires dont Orwell nous parle, ou devrions-nous plutôt nous lancer, à corps perdus, dans un travail sans aucun sens réel mais paradoxalement utile au parti, même si nous n’en comprenons pas toujours les tenants et les aboutissants réels…
 
Ne sommes-nous sur terre que pour ça ? Un sage a dit un jour : « le pire esclavage n’est pas celui qui se trouve derrière nous, mais celui qui se trouve devant nous… » Sombre prophétie… Quelle tristesse de s’apercevoir qu’il avait raison…
 
« L’Ignorance c’est la Force »
 
Ce qui apparait dans cette affirmation c’est que, contrairement aux deux autres sentences, les concernés diffèrent, si les autres visaient le peuple, celle-ci, bien au contraire, est uniquement bénéfique à l’élite dirigeante, seule bénéficiaire de cette force naissant de l’ignorance. Les choix qui nous sont proposés doivent êtres flous et souvent contradictoires, et cela est pensé ainsi. Nos propres pensées nous appartiennent-elles encore aujourd’hui, sommes-nous vraiment étanches à cette propagande subies jour après jour ?
 
Peut-on réellement passer devant l’horreur sans la regarder ? L’être humain en est bien incapable, j’en ai peur, notre propension au pire voyeurisme est profondément ancrée dans notre A.D.N. Le sang nous attire…
 
Voilà bien une arme puissante à qui sait la manier. Tous les jours, à chaque minute, chaque seconde, notre réponse émotionnelle est façonnée, modelée, jusqu’à ce point où une réponse purement pavlovienne devient notre seul mode d’expression envisageable. Il suffit simplement d’allumer sa télévision et, sur l’instant, notre addiction est satisfaite, tel des toxicomanes de l’émotionnel, nous accourons, écoutant avec une fervente dévotion, ce qu’Orwell baptisait les « Deux minutes de la haine ».
 
Tout ceci vous rappelle-t-il quelque chose ?
 
1984
 
Caméras de surveillance, écoute téléphonique, reconnaissance faciale, empreinte électronique, gels d’avoir, emprisonnement sans procès. La liste est encore longue et le plus effrayant est à venir, implantation de puce d’identification, digitalisation de la monnaie, et surtout encore plus de pertes de libertés. L’avenir pourrait bien ressembler à une paire de bottes écrasant un visage humain, éternellement !
 
Un monde bien sombre ou même l’esprit humain ne jouira d’aucune liberté, la plus infime soit-elle. L’individu ne sera plus qu’un simple rouage d’un système totalitaire implacable. La dissidence serait donc le seul choix raisonnable dans ce cas, mais là encore ce bon vieux George nous remet les pieds sur terre, eh oui ! Goldstein n’existe pas ! Ce n’était qu’une fausse création, une simple illusion d’optique, créé dans le seul but de nous égarer, de nous divertir, de contenir la flamme de la rébellion grandissante dans nos esprits en mal de liberté.
 
Le tableau dressé ici est bien sombre me direz-vous et je ne peux qu’acquiescer. Mais il reste une chose à dire et pas des moindres : il reste toujours un espoir et chacun, au fond de lui-même, en est conscient, cette planète est la nôtre et nous en sommes les seuls responsables. La question qui compte réellement est donc celle-ci : qu’êtes-vous prêts à faire pour changer le monde ?
 
En conclusion, il me reste à vous avouer une dernière chose : tout ceci, mes frères, n’était que de la science fiction !
 
N’est-ce pas ?
 
Par Johan Laubertin


élection présidentielle en France. La gouvernance contre le peuple.

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Il ne faut pas trop rire de l’élection présidentielle française de 2017. Elle se présente de plus en plus comme la rencontre historique entre deux conceptions de la vie politique, totalement opposées. D’un côté, la gouvernance, c’est-à-dire la gestion de la société par une élite cooptée, sur le modèle des grandes entreprises. De l’autre côté, le système traditionnellement appelée « démocratie », c’est-à-dire le choix par le peuple de leurs dirigeants au moyen d’élections libres et équitables.

Souvent dans l’histoire, les événements politiques en France ont marqué les époques et clarifié les dichotomies, à commencer par la distinction, aujourd’hui sur le déclin, entre « gauche » et « droite ». Cette élection pourrait en être un.

C’est quoi, la “gouvernance”?

Il devient de plus en plus clair que l’élite dirigeante transatlantique a décidé depuis un bon moment que la démocratie représentative traditionnelle ne convient plus au monde globalisé basé sur la libre circulation du capital. Il faut passer au nouveau système, la « gouvernance », un terme emprunté au monde des affaires. Il s’agit de la bonne gestion de grandes entreprises, unies dans un seul but et dédiées au maximum d’efficacité. Cette origine se reconnaît dans certains aspects de la gouvernance politique : l’unanimité quant aux « valeurs » et objectifs ; l’utilisation de comités spécialisés pour traiter certaines questions délicates, un rôle attribué à la « société civile » et aux « organisations non-gouvernementales » ; l’utilisation de la psychologie et de la communication pour former l’opinion publique ; l’isolement des trublions ; et surtout la cooptation des dirigeants.  

La vie politique en Occident correspond de plus en plus à cette description. Malgré l’alternance des partis au pouvoir, les politiques les plus fondamentales sont toujours les mêmes.

Aux Etats-Unis, le remplacement de la démocratie par la gouvernance est facilité par le système des deux partis. Les électeurs n’ont de choix qu’entre deux candidats, tous les deux sélectionnés et approuvés par les principaux actionnaires de l’entreprise nationale. Tout allait bien jusqu’au moment où la grande favorite de toute l’élite, Hillary Clinton, fut battue par un intrus, Donald Trump. La réaction hystérique sans précédent montre bien le refus de l’élite de céder le pouvoir à l’outsider, qui est toujours loin d’avoir pris tout le pouvoir. Quoi qu’il arrive, l’accident Trump illustre le mécontentement grandissant de la part des populations soumises à une globalisation dite inévitable qui les laisse sans perspective.

Hillary Clinton elle-même affectionne le terme « gouvernance » pour qualifier ses objectifs, notamment dans ses relations avec Goldman Sachs et la « société civile ». Mais même Hillary n’était pourtant pas un produit aussi pur de la gouvernance que le candidat français Emmanuel Macron.

La Gouvernance personnifié

Il suffit de regarder les couvertures des magazines pour saisir le rôle de Macron dans l’élection actuelle. Son joli minois accompagne une pléthore d’articles triviaux qui célèbrent le Wunderkind comme une vedette du show business. En janvier, la magazine Foreign Policy présentait Macron au public américain comme « le politicien français anglophone et germanophile que l’Europe attend ».

Son parcours professionnel ne laisse aucun doute sur les raisons pour lesquelles les médias apprivoisés perçoivent dans cet Emmanuel-là le Messie de la croissance.

Né à Amiens il y a 39 ans, Emmanuel Macron a passé une grande partie de sa vie à l’école. Comme la plupart des dirigeants français, Macron a accumulé des diplômes prestigieux. Il a raté l’ENS mais a fait Sciences Po et l’ENA, et fut admis en 2004 à l’Inspection Générale des Finances. A l’IGF il s’est fait remarquer par un homme d’influence, Jean-Pierre Jouyet, qui l’a recommandé à Jacques Attali, le plus spectaculaire des gourous de haut niveau, qui, depuis 35 ans, régale les dirigeants de ses visions futuristes (Jérusalem en tant que future capitale du monde, par exemple). En 2007, Attali a coopté Macron dans sa prestigieuse « Commission pour la libération de la Croissance », chargée par le Président de la République de formuler des recommandations afin de relancer la croissance économique en France.

L’objectif principal de ce cénacle de grands patrons était d’ « instaurer une nouvelle gouvernance au service de la croissance ».

Inutile de souligner que les 40 membres de la commission représentaient les intérêts du grand capital, et pas seulement le capital français. Parmi les voisins invités à formuler la liste de 316 propositions pour remodeler la France se trouvaient la Deutsche Bank et Nestlé. Tout ce beau monde légua au jeune Macron un carnet d’adresses bien rempli.

En 2008, sur recommandation d’Attali, Macron est passé à la Banque Rothschild, où il est rapidement devenu millionnaire, grâce à sa commission sur un achat par Nestle qui valait neuf milliards de dollars.

Comment expliquer une ascension digne d’un roman de Balzac ? Il était « impressionnant » se souvient Attali. Emmanuel « était très habile, extrêmement apprécié de tous les membres de la commission. Il n’a antagonisé personne et s’est créé des relations personnelles, et pour un gamin de cet âge, arriver immédiatement à être visible par 40 personnes puissantes, influentes et qui jugent, c’est un accélérateur de carrière extraordinaire. »

Voilà le mot clé de l’ascension sociale : les « relations ».

Alain Minc, un autre bon connaisseur des réseaux du pouvoir, commente la réussite de Macron en expliquant qu’un banquier d’affaires doit être intelligent, souple, rapide et charmant – qualités nécessaires pour « un métier de pute ».

Macron exprime sa sagesse en petites phrases.

« Il faut des jeunes qui aient envie de devenir milliardaires. »

Ou bien :

« On se fout des programmes! Ce qui compte c’est la vision!”

Il est clair qu’il possède une vision parfaite des sommets.

Comment former les gouverneurs de la gouvernance

Le chemin vers le sommet est balisé de contacts. L’élite de la gouvernance se reproduit par la cooptation. Ils se reconnaissent, ils se sentent, ils s’entendent.

Aujourd’hui, en réaction à une telle observation, la police de la pensée risque de crier au complotisme. Mais il n’y a ni complot ni conspiration car il n’y an a pas besoin. Ceux qui pensent de la même manière s’accordent sans problème. On n’a pas besoin de consigne.

Par ailleurs, les sentinelles de la pensée qui crient « conspi » dans ces cas semblent croire que ceux qui possèdent un immense pouvoir, surtout un pouvoir financier, ne l’utilisent pas. « Que le peuple décide ! » pensent-ils généreusement. A la manière de George Soros, par exemple.

En réalité, ceux qui possèdent beaucoup de pouvoir non seulement l’utilisent, mais ils sont convaincus qu’il doivent l’utiliser, pour le bonheur de l’humanité, pour le bien général. De leur position supérieure, ils ne doutent pas qu’ils savent ce qu’il faut faire, alors pourquoi permettre aux masses ignorantes de causer un gâchis? C’est dans cet esprit qu’il y a quarante ans, David Rockefeller a fondé la Commission Trilatérale, pour remédier à un « excès de démocratie » qui amènerait les classes travailleuses à formuler trop de revendications.

L’idéologie de nos jours fait en sorte que les masses se divertissent en se querellant sur les questions d’identité, sur quel groupe est plus victime que les autres, sur combien de genres faut-il reconnaître, et qui faut-il « haïr » pour lutter contre le crime de « haine ».

Pendant ce temps, les membres de l’élite délibèrent entre eux et décident.

Grâce à Jouyet, en 2007 Macron fut coopté par le club des Gracques, qui se consacre à la propagation des « valeurs » basées sur l’idée que l’Etat social keynésien est dépassé par la globalisation et la construction de l’Europe.

En 2011, Macron fut coopté par le Club de la Rotonde, qui conseilla au Président Hollande d’infliger à la France un “choc de compétitivité” – c’est-à-dire de favoriser l’investissement en réduisant les dépenses publiques et les coûts du travail.

En 2012, Macron fut accueilli par la French-American Foundation, qui se vante de sélectionner les « jeunes leaders » de l’avenir.

En 2014, l’arriviste est arrivé. Le 31 mai et le 1 juin de cette année, Macron assistait à la réunion annuelle de Bilderberg, tenue à Copenhague. Cet aréopage de sommités fut fondé en 1954 par le Prince Bernhard des Pays-Bas. Pas un mot n’en sort pour informer le public du consensus qui peut s’y réaliser.

Et le programme?

Abondamment vu et approuvé, Macron passa du rôle de conseiller du Président Hollande à Ministre de l’Economie, des Finances et du Numérique dans le gouvernement de Manuel Valls, où il se pressa de faire adopter l’agenda de la Commission Attali, sous prétexte de promouvoir la croissance et, bien sûr, de « créer des emplois ». On compte parmi ses exploits la vente du secteur d’énergie d’Alstom à General Electric, contre le refus de son prédécesseur Arnaud Montebourg.

Au gouvernement, Macron a réussi à faire adopter les mesures les plus impopulaires de la Présidence Hollande, ce qui n’est pas peu dire. Sa « Loi pour la Croissance », dite Loi Macron, allait dans le sens des directives de Bruxelles exigeant de nombreuses dérégulations de l’économie, mais n’a pas pu obtenir une majorité au parlement. Elle a dû être adoptée en recourant à l’Article 49.3 de la Constitution qui permet au Premier Ministre d’adopter une loi sans vote du parlement.

Sa réussite suivante, la « réforme » (ou démantèlement) de la Loi Travail, portait le nom de la jeune Ministre du Travail, Myriam El Khomri, qui donnait un joli visage et une appellation évoquant la « diversité » à une législation qui a suscité des semaines de protestations, divisé le Parti Socialiste et obligea Valls à utiliser encore une fois l’Article 49.3.

A la suite de cela, l’histoire passa à l’humour noir. Le passage « à feu et à sang » de Macron à travers le gouvernement Hollande/Valls a laissé le Parti Socialiste divisé et démoralisé. Suite à quoi, Macron quitte le champ de ruines politiques pour se présenter comme l’alternatif, l’héroïque champion de « l’avenir », « ni droite ni gauche », dans son nouveau mouvement vigoureusement appelé En Marche. Il condamne ce qu’a fait le gouvernement socialiste dans la perspective de faire la même chose, mais plus intensément et sous une autre étiquette.

En ce moment, Macron arrive en tête des sondages avec Marine Le Pen pour le première tour. Les grands médias font ce qu’ils peuvent pour que le charme du banquier suffise pour gagner l’élection à la Présidence de la République.

Les Médias et le Peuple

Malgré l’influence croissante d’Internet, la grande majorité de la population compte toujours sur la télévision et la presse pour s’informer. Dans cette élection, assez déroutante pour les gens peu politisés, les médias ont atteint un record de partialité. Echaudés par la catastrophe Trump, les gardiens médiatiques de la bonne pensée en France singent leurs collègues américains en cherchant des boucs émissaires à blâmer pour les déconvenues de la gouvernance globale. Cela doit être la faute des Russes ! Ou des « fake news » prodiguées par les sites qui ne suivent pas la ligne du journal Le Monde.

Parmi les onze candidats, les gardiens médiatiques de la bonne pensée s’émerveillent du jeune génie Macron, traitent ses rivaux principaux en délinquants, jettent quelques os aux petits candidats anodins, et ignorent les autres. Soutenu par les grands médias, Macron est le candidat de la gouvernance autoritaire, contre tout ce qui reste de la démocratie française.

Diana Johnstone

31 mars 2017

 

Monsanto était informé de la toxicité du Roundup dès 1999 !!

On nous ment, on vous ment en permanence, et la recherche de la vérité doit être un travail citoyen de tous les instants !

Alors que votre belle Europe démocratique, et qui travaille exclusivement pour le bien-être des peuples et la félicité de l’environnement, a décidé que les produits de Monsanto n’étaient pas du tout toxiques et qu’il ne fallait pas les interdire, on a appris que Monsanto était informé de la toxicité du Roundup dès 1999 !!

 

Il faut dire qu’à Bruxelles, 35 000 lobbyistes s’occupent de votre avenir à coup de carnets de chèques et autres petits cadeaux très appréciés par vos « représentants » !

On apprend donc par cet article du Dauphiné Libéré que « dès 1999, la firme, dans des correspondances internes, s’inquiétait du potentiel mutagène du glyphosate. Aux États-Unis, plusieurs travailleurs agricoles touchés par un cancer du sang attribuent leur maladie au contact prolongé avec l’herbicide commercialisé par Monsanto.

Dans le cadre d’une action intentée contre Monsanto, la justice fédérale américaine a déclassifié, jeudi, plus de 250 pages de correspondance interne de la firme agrochimique, montrant que cette dernière s’inquiétait sérieusement, dès 1999, du potentiel mutagène du glyphosate, principe actif de son produit phare, le Roundup, et molécule phytosanitaire la plus utilisée au monde.

Or, selon Le Monde, la veille de cette publication, l’Agence européenne des produits chimiques annonçait qu’elle ne considérait le glyphosate ni comme cancérogène ni même mutagène, c’est-à-dire capable d’engendrer des mutations génétiques »…

Hahahahahahahaha ! Avouez qu’il faut tout de même se pincer pour y croire tellement c’est gros !!

Elle est belle la démocratie.

Ils sont beaux nos mamamouchis européens vendus au totalitarisme marchand et au lobbys !

Elle est belle l’Europe des peuples !

Ils se moquent de vous chaque jour, à chaque heure, à chaque décision.

Vive la France.

Charles SANNAT pour Insolentiae

Source Le Dauphiné libéré ici

Source 2 Le Monde ici

Nous contribuons à l’augmentation de la dette U.S qui vient de franchir le seuil record des 20.000 milliards de $

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Alors que la plupart des américains sont restés focalisés sur l’investiture de Donald Trump, sachez qu’une véritable crise est en train de se développer en coulisse.

Le monde participe à l’accélération de l’augmentation de la dette américaine à un rythme que nous n’avons jamais vu auparavant, et les rendements des bons du Trésor américain sont en train de monter en flèche. Tout ceci pourrait devenir un énorme problème, car le train de vie des américains est uniquement entretenu par de la dette en raison de pays étrangers qui prêtent aux Etats-Unis de gigantesques montagnes d’argent à des taux d’intérêt extrêmement faibles. Si le taux d’intérêt moyen de la dette publique américaine retournait simplement à sa moyenne à long terme à savoir 5%, les Etats-Unis se retrouveraient très rapidement à devoir dépenser plus de 1.000 milliards de dollars par an juste pour payer les intérêts de la dette. Si les pays étrangers continuent d’acheter la dette publique américaine et si les rendements des bons du Trésor américain continuent de grimper, alors nous assisterons à coup sûr à une implosion financière majeure et jamais vue de toute l’histoire au cours des quatre prochaines années.

L’une des tragédies de l’héritage Obama, c’est l’épouvantable montagne d’endettement qu’il a laissé derrière lui. Alors que je rédige cet article, la dette publique américaine se situe à 19.940 milliards de dollars. Sur les 8 années de la présidence Obama, la dette publique américaine a augmenté de 9300 milliards de dollars. En moyenne, lorsque vous faites le calcul, l’Amérique s’est endettée de plus de 130 millions de dollars à chaque heure de chaque journée pendant qu’Obama siégeait à la Maison Blanche. En seulement 2 mandats, il aura réussi à créer quasiment autant de dette que l’ensemble des 43 ex-présidents américains depuis George Washington en 1789.

Ce qu’Obama ainsi que les membres du Congrès ont fait aux futures générations d’Américains est plus que criminel.

Malheureusement, presque personne ne parle de cet énorme problème actuellement, mais les conséquences vont commencer à rattraper l’Amérique et de façon significative.

Pour que les Etats-Unis puissent continuer à emprunter, dépenser et à coller sur le dos des générations futures cet astronomique endettement, il faut que le reste de la planète continue de participer à ce petit jeu. En d’autres termes, les américains ont besoin que les pays étrangers continuent d’acheter leur propre dette.

Malheureusement pour l’Amérique, un bouleversent majeur est en train de s’opérer actuellement. Selon le site zerohedge, les plus récents chiffres montrent que les pays étrangers se sont débarrassés de plus de 400 millions de dollars de dette américaine au cours des 12 derniers mois…

De nouveau, d’importantes ventes de bons du trésor américain ont eu lieu au cours du mois de Novembre 2016. Selon les dernières données du Treasury International Capital (TIC), les banques centrales étrangères ont vendu pour 936 milliards de dollars d’obligations américaines supplémentaires au mois de Novembre, en raison d’un décalage dans les achats de 892 milliards de dollars il y a un an, ce qui signifie que sur la période de 12 mois clôturée au mois de Novembre 2016, les banques centrales étrangères ont vendu pour 405 milliards de dollars ce qui constitue un nouveau record, supérieur à celui du mois précédent qui était de 403 milliards de dollars.

Pour l’instant, ce n’est pas encore une situation catastrophique, mais si cela continue dans cette voie, il est certain que cela va le devenir. Le gouvernement américain ne pourra poursuivre ce petit jeu que si il peut continuer à emprunter des milliards et des milliards de dollars à des taux d’intérêt extrêmement faibles. Mais maintenant que les rendements des bons du trésor américain commencent à monter, certains deviennent très nerveux…

Comme nous l’avons signalé il y a un mois, ce qui est devenu évident, c’est que les banques centrales étrangères, les fonds souverains, les gestionnaires de réserves, et pratiquement n’importe quelle institution officielle en possession de bons du trésor sont en train de se débarrasser de leurs avoirs à un rythme effrayant, ce qui à la lumière de la récente flambée des taux d’intérêts à un sommet de plus de 2 ans, semble avoir été une décision plutôt judicieuse.

Dans certains cas, comme la Chine, ces ventes servent à compenser la pression liée à la dévaluation du yuan; dans d’autres cas, comme pour l’Arabie saoudite et d’autres pays exportateurs de pétrole, cela sert à dégager les fonds nécessaires pour compenser la baisse du pétrodollar, et de se couvrir face à la flambée du déficit budgétaire du pays. Dans tous les cas, cette situation soulève certaines préoccupations quant à un pic dans les futures émissions d’obligations américaines, surtout maintenant sous le stimulus pro-budgétaire de l’administration Trump.

Un jour avec du recul, les historiens feront le bilan des années Obama et se rendront compte avec horreur du désastre de sa politique économique.

En décembre 2016, après 8 années de présidence Obama, chaque américain travaillant à temps plein a augmenté la dette publique américaine d’environ 75.129 dollars. Aucune explication ne peut justifier cela. Mais étant donné que cette situation n’a eu aucune conséquence catastrophique pour l’instant, la plupart des américains pensent que ce qui a été volé aux générations futures n’a rien de désastreux.

Dans un article précédent, j’ai expliqué que la dette publique stimulait grandement l’économie américaine. Si les Etats-Unis n’avaient pas emprunté et dépensé 9300 milliards de dollars au cours des huit dernières années, l’Amérique serait actuellement dans la pire dépression économique de toute son histoire.

La reprise américaine ? La dernière tromperie d’Obama démentie en 9 graphiques

Officiel: Sous la présidence OBAMA, la dette publique s’est accrue de plus de 1.000 milliards de dollars par an

Mais la plupart des américains ne comprennent pas cela et ne voient pas qu’ils vivent bien au-dessus de leurs moyens. Et ils n’ont toujours pas saisi que Donald Trump n’aura pas d’autre choix que d’emprunter et de dépenser tout comme Obama l’a fait afin que l’Amérique puisse maintenir son train de vie actuel.

Et malgré tous les risques qu’Obama a pris en termes d’endettement, il est devenu le seul président de toute l’histoire des États-Unis à n’avoir jamais fait progresser le Pib américain de plus de 3% sur une année et ce durant ces deux mandats soit 8 ans. Tous les autres présidents dans l’histoire des Etats-Unis, et même les plus mauvais, avaient au moins réussi à faire progresser le Pib d’au moins 3% ne serait-ce qu’une seule année. Mais cela n’est pas arrivé sous Obama, et ce même si il a eu deux mandats à la Maison Blanche. L’extrait qui suit provient d’un article du site The Hill.

Malgré les milliers de milliards de dollars de dépenses publiques injectées chaque année dans l’économie américaine sous la présidence Obama, les Etats-Unis n’ont jamais bénéficié ne serait-ce qu’une seule fois d’un taux de croissance annuel du Pib d’au moins 3%. Du coup, Obama est devenu le président ayant le moins réussi économiquement parmi tous les présidents américains de l’histoire moderne.

Un Pib historiquement faible n’est pas la seule chose inquiétante qui mérite d’être solignnée. Sous la présidence Obama, le nombre moyen d’américains dépendant du programme alimentaire fédéral des Etats-Unis (Food Stamps: on peut le comparer aux restos du coeur) a augmenté de plus de 15 millions depuis 2008. le taux d’accession à la propriété vient d’atteindre son plus faible niveau depuis 1995, si l’on se base sur le plus récent rapport du Bureau du recensement des États-Unis voire même jusqu’en 1985 si l’on se réfère au graphique de la réserve fédérale de Saint Louis. Le département du travail américain rapporte que plus de 590.000 Américains disent ne plus faire partie de la population active puisqu’ils sont complètement découragés et ne sont même plus à la recherche active d’un emploi, un chiffre plus élevé de 26% par rapport à la pire moyenne annuelle relevée sous l’ère George W. Bush. En outre, le ratio emploi-population est resté continuellement sous le seuil des 60% sous Obama; la dernière fois que l’on a connu un pourcentage aussi faible, c’était en 1985.

Maintenant que Donald Trump est président, il va devoir faire des choix extrêmement difficiles.

Si Donald Trump et les républicains arrêtent d’emprunter et de dépenser autant d’argent, l’économie s’effondrera immédiatement.

Par contre, s’ils s’engagent sur le même chemin qu’avait pris Barack Obama, alors c’est la recette assurée pour un suicide collectif.

Donc, soit nous prenons en main notre destin maintenant, soit nous détruisons totalement l’avenir dont nos enfants et petits-enfants étaient étaient censés profiter.

Il est grand temps que l’Amérique se réveille car le temps est compté.

Source: theeconomiccollapseblogLire les précédents articles de Michael Snyder

« L’effondrement de la grande distribution est en marche !! »…

C’est une immense mutation qui touche actuellement la grande distribution à travers le monde, en commençant évidemment par les États-Unis qui sont le pays le plus touché par ce phénomène, tout en sachant qu’il en sera de même pour l’ensemble des pays de la planète dont la France.

Que se passe-t-il exactement ?

 

Partout aux USA, les grandes chaînes traditionnelles de magasin ferment les unes après les autres, ou réduisent considérablement la voilure en fermant de très nombreux points de vente.

Les centres commerciaux eux-mêmes ferment leurs portes car leurs taux d’occupation deviennent trop faibles.

Même un géant comme Walmart vacille et s’apprête à tomber. Seul sa taille lui permet encore de survivre, car plus on est gros, plus on met de temps à maigrir.

Pourquoi donc ce mouvement ?

Vous avez sans doute vu passer mon article rapide la semaine dernière sur Amazon qui vient d’annoncer le recrutement de 100 000 personnes (vous avez bien lu, 100 000) dans les prochains 18 mois.

C’est un tsunami qui est en train de déferler sur les centres commerciaux et la grande distribution traditionnelle qui n’a tout simplement pas vu arriver la vague gigantesque du commerce en ligne, de sa praticité pour les consommateurs, et de sa rentabilité pour une entreprise comme Amazon.

Si les hypermarchés ont réduit considérablement le petit commerce de centre-ville, c’est au tour de la grande distribution de se faire réduire considérablement par les géants du net.

D’ailleurs, si nous prenons le cas de la France, les « drive » qui poussent comme des champignons ne sont pas non plus sans poser des problèmes considérables de rendement aux grandes surfaces. Certes le « drive » est plus que pratique, et ne plus perdre sa vie à la passer dans des allées lugubres de supermarché est un indéniable progrès pour l’humanité, mais pour les ventes des supermarchés, c’est une catastrophe ! Vous ne passez plus devant les têtes de gondoles, on ne peut plus vous faire acheter des tonnes de serviettes blanches chinoises parce que cette semaine c’est la « semaine du blanc et du linge de maison ». C’est donc une perte sèche de ventes additionnelles, hors l’équilibre financier de ces énormes structures est infiniment plus précaire que ce que l’on pourrait croire.

Sous vos yeux, les temples de la consommation et les géants d’hier s’effondrent à une vitesse remarquable. Ils sont incapables de s’adapter.

Internet n’est pas le seul phénomène en cours. Les gens souhaitent aussi consommer autrement, privilégier dans certains cas les circuits courts, voire même penser leur consommation comme un acte citoyen et de rejet de cette consommation de masse.

Il y a aussi bien évidemment les conséquences de la crise économique, la paupérisation générale et l’obligation de devenir plus économes de façon contrainte et forcée pour beaucoup, mais objectivement, ce qui touche la grande distribution aujourd’hui, ce n’est pas tant une crise économique… qu’une immense mutation de ce secteur, pour ne pas dire sa disparition.

Ne vous leurrez pas. Si Amazon recrute 100 000 personnes (rien qu’aux USA) dans les 18 prochains mois, c’est que l’on peut raisonnablement penser que cette phase d’expansion du leader mondial du e-commerce va s’accompagner de la destruction de 200 000 emplois dans le même temps chez les acteurs historiques de la grande distribution.

Pour gagner de l’argent, Amazon ne remplacera jamais les emplois détruits sur la base de 1 pour 1 mais de 1 pour deux, voire de 1 pour 30 quand on peut utiliser des drones, des robots et autres automates pour préparer ou expédier les commandes.

À terme d’ailleurs, Amazon, techniquement, devrait pouvoir livrer le monde entier sans une seule intervention humaine, des robots livrant des entrepôts, des automates préparant vos commandes, et des drones livrant votre marchandise directement dans votre salon… Pour le moment, ce n’est que de la théorie, mais ce n’est déjà plus de la science-fiction.

Des conséquences énormes !

Les conséquences de cette mutation sont énormes, et je ne vais en citer que quelques-unes, juste pour illustrer l’ampleur de ce phénomène.

Quelle sera la valeur d’une foncière qui investit dans les centres commerciaux ? Parce que nombreux sont les épargnants à se diversifier vers de tels placements, et ce n’est pas franchement une bonne idée à moyen terme.

Quels seront les prix ou les conditions pratiquées par Amazon lorsque cette entreprise aura tuée toute concurrence à l’échelle entière de la planète ?

Vous vous rendez compte que les fournisseurs sont déjà pressurés par la grande distribution actuelle qui est infiniment plus morcelée au niveau mondial que le e-commerce essentiellement aux mains d’un seul et unique distributeur… Amazon.

La fiscalité, elle aussi, est une question épineuse. Simple en réalité mais très complexe à mettre en œuvre, car elle va contraindre notre pays à affronter un géant commercial capable de mesures de rétorsions évidentes (Amazon) et que son pays d’origine, à savoir les États-Unis d’Amérique, bien que fort sympathique ne brille pas ces dernières années par sa douceur dans les relations internationales.

Notre indépendance ne sera donc le fruit que d’une grande dose de courage et de conviction qui, disons-le, font cruellement défaut à l’ensemble de notre classe politique.

Enfin, et pour ne citer plus que ce problème, les conséquences sur le niveau d’emploi sont colossales. Globalement, le secteur de la grande distribution c’est 200 milliards d’euros et 750 000 personnes ! Un entrepôt Amazon, c’est 2 000 personnes aux périodes de pointe !

Je ne pleurerai donc pas sur un secteur qui a fait un mal terrible à notre économie, à notre manière de vivre et aussi aux liens sociaux.

Néanmoins, ce qui s’en vient risque d’être non pas un progrès (si ce n’est en praticité), mais un pas de géant vers encore plus de déshumanisation des relations commerciales.

Si aucun grand de la distribution ne peut résister à Amazon, imaginez alors ceux qui avaient survécu des petits commerces de centres-villes, qui eux aussi commencent à être balayés et qui en dehors des commerces de bouche ou de ceux nécessitant un fort service n’y survivront pas.

L’analyse économique fondamentale indique donc qu’il ne faut pas investir dans les foncières des centres commerciaux, ni dans les murs de boutiques de centre-ville et encore moins… de racheter un fonds de commerce appelé à perdre de la valeur dans les années qui viennent quels que soient les efforts du commerçant.

Il est déjà trop tard. Préparez-vous !

Charles SANNAT pour Insolentiae

source:http://www.insolentiae.com/